Laurent BALLESTA

Revoir la conférence de Laurent Ballesta donnée lors de la Rentrée académique

Diplômé en biologie et en écologie méditerranéenne (Université de Montpellier), Laurent Ballesta combine trois passions : la biologie, la protection du milieu marin et la photographie sous-marine. Il est le premier plongeur à avoir photographié le Cœlacanthe, un poisson mythique que l’on croyait éteint depuis la fin du Crétacé.

Il est l’auteur de cartographies biologiques de fonds marins en France ou en Grèce et de programmes de valorisation du milieu sous-marin en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie ou en mer Rouge, activités qui conduiront à la création de la société Andromède Océanologie, spécialisée dans la cartographie sous-marine, les études d’impact et la gestion des écosystèmes littoraux.

Parallèlement, Laurent Ballesta publie des reportages de photos sous-marines dans les grands magazines de la presse française et internationale, ce qui lui vaudra d’être le plus jeune photographe à recevoir, en 2000, le prix du Plongeur d’or au Festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes, distinction qu’il est également le seul à avoir reçu à deux autres reprises (2002, 2004). En télévision, il collabore à l’émission Ushuaia Nature pour laquelle il est le conseiller scientifique pour plusieurs dizaines d’expéditions sous-marines à travers le monde, de l’Arctique à l’Afrique du Sud, des Iles Galápagos au Mozambique, etc.

Attiré par la recherche d’animaux sous-marins jamais illustrés, Laurent Ballesta est parmi les premiers à utiliser un nouvel équipement de plongée, un scaphandre recycleur à mélange de gaz respiratoires, qui lui permet de plonger plus longtemps et plus profondément. C’est avec cet équipement qu’il réalise en 2010, au large de l’Afrique du Sud dans l’océan indien, un rêve et pari de jeunesse : les premières photographies du Coelacanthe par un plongeur autonome. Redécouvert par hasard par un pêcheur en 1938, ce poisson vieux de 350 millions d’années, ancêtre aquatique des vertébrés humains que l’on pensait disparu depuis 75 millions d’années, n’avait été photographié que par des robots ou des sous-marins. Les images de cette première mondiale feront l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale, dont le National Geographic. Laurent Ballesta repartira en 2013 à la découverte du Coelacanthe pour une mission scientifique réalisée avec le Museum national d’histoire naturelle de Paris, mission qui fera l’objet d’un film diffusé en mai 2014 par Arte (Le Coelacanthe, plongée vers nos origines, 90 min.) et d’un ouvrage, Gombessa, rencontre avec le Coelacanthe (2014).

Il est à souligner que c’est à la faveur de cette deuxième mission à la découverte du Coelacanthe que l’ULg a pu collaborer avec l’équipe de Laurent Ballesta pour une expérience unique au monde : grâce à un micro placé par 120 mètres de profondeur, près de 3000 sons émis par des poissons ont été analysés et classés afin de comprendre comment les différentes espèces se partageaient l’environnement sonore sous-marin.

Laurent Ballesta a reçu en 2013 le prix de la fondation Hans Hass qui récompense des personnalités dont les projets d’exploration sous-marine originaux, scientifiques ou artistiques, sont susceptibles de créer des vocations chez les jeunes.

Quelques références utilisées pour la rédaction de cette notice

  • Laëtitia Ruppé, Gaël Clément, Anthony Herrel, Laurent Ballesta, Thierry Décamps, Loïc Kéver, and Eric Parmentier, « Environmental constraints drive the partitioning of the soundscape in fishes», PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of Amercia), 2015 112 (19) 6092-6097, DOI :10.1073/pnas.1424667112 : http://www.pnas.org/content/112/19/6092.abstract

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