Discours du représentant des étudiants

Discours prononcé par Lorentz Kremer, représentant des étudiants de l’Université de Liège

Mesdames et Messieurs, en vos titres et vos qualités, bonjour, et merci de votre présence en cette rentrée académique.

En tant que représentant des étudiants, je ne peux que me réjouir que le thème qui nous rassemble aujourd’hui soit le « changement de modèle de société ». En effet, nous, les étudiants, et plus généralement les jeunes, sommes la génération appelée à être les acteurs majeurs du monde de demain. Notre présence sur les bancs de cette université se justifie par l’envie de chacun de prendre part active à la société future. Mais c’est dès aujourd’hui, ici même au cœur de notre chère université que nous nous devons de saisir les opportunités, qui nous sont offertes, de prendre part à des projets dans le but de façonner la société à nos envies et nos idées.

En effet, l’histoire nous a maintes fois démontré que les étudiants furent les premiers instigateurs de grands changements. Des exemples comme mai 68 ou plus récemment la révolution des parapluies à Hong Kong ne sont pas, à mon avis, à vous rappeler. Tous ces jeunes n’hésitèrent pas à prendre des risques dans le but de défendre leurs idéaux et de faire évoluer la société. Cette chance nous est toujours offerte, à nous de prendre les devants afin de se construire notre propre critique mais surtout de la partager au monde.

L’actualité nous dépeint une société en crise. Le flux d’arrivée de réfugiés ou la crise grecque en sont les maitres mots des médias. A notre échelle, c’est l’inadéquation du refinancement de l’enseignement supérieur qui met à mal nos conditions d’apprentissage. Est-il normal que les universités se fassent concurrence afin d’accueillir plus d’étudiants qu’elles ne peuvent? En réponse à cela, il reste l’innovation et la créativité afin d’engranger des changements. Le décret paysage en est la preuve vivante. Bien sûr sa mise en place est douloureuse, comme toutes transitions. Mais comme on dit ici: « Parfois ça vaut la peine de mordre sur sa chique ». Profitons donc au mieux de cette étape de notre vie où notre esprit déborde de rêves et imaginations. Exploitons ce grand pouvoir que nous avons, ne laissons pas les choses se passer, allons au bout de nos rêves. Le modèle actuel souhaite nous faire passer pour des spectateurs de la société. Rappelons que nous sommes déjà intégrés à celle-ci, soyons en acteur.

Notre génération est aussi décrite d’hyper connectée. Ceci, bien que souvent confondu avec passivité, est pour nous synonyme de partage et est donc un avantage conséquent. Nous disposons des meilleurs outils de partage. Je vois autour de moi tant de gens qui se mobilisent solidairement contre les problèmes actuels. Pas plus loin que les murs de cette université, plusieurs groupements d’étudiants, soutenus par la Fédé, se mobilisent. La solidarité à la Fédé se traduit quant à elle par le développement de projets comme l’Unifestival et le Bal ULg. Elle se veut aussi ouverte aux différents débats qui ébranlent le monde. Pas plus tard que la semaine dernière, la Fédé se positionnait en faveur d’un nouveau groupement solidaire des réfugiés.

Enfin nous tenons à finir par ceci: le futur est en marche, et c’est ici et maintenant que ça se passe. Merci.