Moshe VARDI

  • Professeur – Rice University (Houston, USA)
  • Domaines de recherche : la théorie des bases de données, la logique de la connaissance, la vérification de programmes et la théorie des modèles finis

Courte notice biographique
Moshe Vardi est diplômé Bachelier en physique et informatique de l’Université Bar‐Ilan (Israël) en 1974. En 1980, il obtient un Master du Weizmann Institute of Science et en 1981, un doctorat de l’Université hébraïque de Jérusalem. Il se rend alors aux Etats‐Unis pour un post‐doc à Stanford University et, en 1983, poursuit sa carrière au centre de recherche d’IBM à Almaden (San Jose, CA). En 1993, il devient Professeur à Rice University (Houston, TX) où il est actuellement Karen Ostrum George Distinguished Service Professor in Computational Engineering. Le Professeur Vardi est titulaire de très nombreuses distinctions scientifiques dont le Prix Gödel 2000, le ACM Paris Kanellakis Theory and Practice Award en 2005 et le ACM Outstanding Contribution Award en 2010. Il est membre de National Academy of Science (E‐U) depuis 2015 et de Academia Europaea depuis 2007. Il est Editor‐in‐Chief de « Communications of the ACM », revue phare de la principale association professionnelle internationale en informatique.

Argumentaire Scientifique
La carrière Scientifique du Professeur Vardi est en tous points exceptionnelle. Il est l’auteur de contributions majeures dans quatre domaines de l’informatique et de sa théorie : la théorie des bases de données, la logique de la connaissance, la vérification de programmes et la théorie des modèles finis.
En bases de données, il a développé les bases de l’analyse de la complexité des requêtes et des mises à jour pour les bases de données relationnelles. En logique de la connaissance, ses travaux ont montré comment le concept de connaissance pouvait être utilisé pour la mise au point et l’analyse des protocoles complexes utilisés dans les systèmes distribués. Il est coauteur du livre « Reasoning about Knowledge », devenu la référence classique du domaine. En vérification de programme, il est un des initiateurs de l’utilisation des automates finis pour le développement d’algorithmes de vérification,
approche reprise dans plusieurs outils utilisés industriellement (SDLVALID, SPIN, ForSpec, FormalCheck). En théorie des modèles finis, il a établi des liens entre classes de complexité et expression logique de propriétés, résultats fondamentaux établissant une description concrète de classes de complexité courantes. Auteur de centaines de publications, M. Vardi est très largement cité : 39000 citations et h‐index de 91 (Google Scholar).
Conférencier particulièrement apprécié et fréquemment invité, le Professeur Vardi est très actif sur des sujets connexes à l’activité scientifique proprement dite, en particulier les politiques en matière de publication et de façon très marquée récemment sur les conséquences de la transition numérique et de l’automatisation sur la société et l’emploi.

Argumentaire institutionnel
Les liens entre l’ULg et Moshe vardi se sont d’abord tissés dans le cadre d’une longue collaboration avec le Professeur P. Wolper. Il a reçu à Rice des visiteurs doctorants et post‐doctorants issus de l’ULg et a toujours maintenu des liens forts avec notre institution. La grande qualité de ses travaux scientifiques, sa position proéminente dans le monde de l’informatique, la diversité de ses centres intérêts et ses activités de service
et préoccupations sociétales en font une personnalité que l’ULg ne pourra que se féliciter de mettre à l’honneur en cette période de transition numérique et durant l’année de son bicentenaire. Cela est particulièrement paru évident après une conférence du Professeur Vardi, donnée face à une délégation académique et ministérielle lors d’une récente mission économique princière au Texas.